mardi 13 octobre 2026
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Bobo-Dioulasso : quand un crime odieux révèle le détournement dangereux de nos traditions.

Le 17 novembre 2025, la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso a de nouveau jugé deux hommes accusés d’assassinat dans une affaire qui avait choqué tout le Burkina en 2016. Un gérant d’hôtel, nommé ici Kolo, et son employé Salif avaient…

Par Nibarka Média · · 2 min de lecture

Bobo-Dioulasso : quand un crime odieux révèle le détournement dangereux de nos traditions.

Nibarka Média

Le 17 novembre 2025, la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso a de nouveau jugé deux hommes accusés d’assassinat dans une affaire qui avait choqué tout le Burkina en 2016.

Un gérant d’hôtel, nommé ici Kolo, et son employé Salif avaient été condamnés en première instance à la prison à vie pour l’assassinat d’une jeune femme.

Ils ont fait appel.

Une affaire qui interroge notre société

Les faits, rappelés à la barre, montrent un mélange macabre de manipulation, d’ignorance et de détournement grave des croyances traditionnelles.

Le gérant, terrorisé par une série d’accidents dans sa famille, aurait cherché du « sang humain » pour « conjurer le malheur ». Une dérive dangereuse qui n’a rien à voir avec nos valeurs culturelles, ni avec nos pratiques coutumières authentiques.

L’acte

Salif, sous l’emprise de l’alcool et de la pression de son patron, reconnaît avoir attiré la victime, l’avoir poignardée et abandonnée dans un lieu isolé.

Accablé, il finit par avouer le crime à un tiers, ce qui permettra à la police d’arrêter les deux hommes.

À la cour

– Salif avoue de nouveau les faits et décrit l’influence de son employeur.

– Kolo nie toute implication, mais reconnaît avoir su, sans jamais prévenir les autorités.

Le parquet estime que :

Kolo est l’instigateur,

Salif, bien que coupable, peut bénéficier d’une atténuation pour subordination.

Les réquisitions :

Prison à vie maintenue pour Kolo,

30 ans de prison ferme pour Salif.

Le père de la victime réclame toujours 50 millions FCFA, montant fixé en 2022.

Verdict attendu le 8 décembre.

Notre regard à Nibarka : quand l’ignorance défigure la tradition

Cette affaire dépasse le crime lui-même.

Elle montre comment certaines personnes utilisent, déforment ou inventent des pratiques pseudo-traditionnelles pour justifier l’injustifiable.

Nos traditions ne prônent ni la violence, ni les sacrifices humains.

Elles sont fondées sur :

la protection,

la cohésion,

la solidarité,

et la sagesse des anciens.

Ce crime est un rappel urgent :

La vraie tradition doit éclairer, jamais détruire.

La justice doit protéger nos valeurs authentiques contre ceux qui les pervertissent.

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